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En Amérique : des chats et des puces...
Une ophtalmologiste vétérinaire américaine de l'Université du Missouri vient de mettre au point une puce implantable qui a permis de rendre la vue à des chats atteints de rétinite pigmentaire.
« Dans le monde, environ une personne sur 3 500 est atteinte de cette maladie qui entraîne la mort des cellules rétiniennes. Nos recherches visent à déterminer la sécurité des implants et les possibilités de développement de cette technique » a expliqué le Docteur Kristina Narfstorm.
Celle-ci travaille essentiellement avec des chats abyssiniens et persans, qui sont affectés de maladies rétiniennes héréditaires : ceux-ci commencent fréquemment à perdre la vue vers l'âge de 2 ans, pour devenir aveugles à l'âge de 4 ans. Les yeux des chats sont en outre comparables à ceux des humains, en termes de taille et de fonctionnement.
Le Docteur Narfstrom a incisé le globe oculaire de chats à la vision altérée ou atteints de cécité totale, et apposé sur la rétine une puce de 2 millimètres de diamètre et de 23 micromètres d'épaisseur. Cette puce contient plusieurs milliers de microphotodiodes qui réagissent à la lumière et produisent de petites impulsions électriques stimulant la rétine.
L'ophtalmologiste s'est dite « très excitée par les utilisations potentielles de cette technologie qui peut améliorer la vision de millions de personnes, ainsi que celle des animaux de compagnie. »
En effet, les nombreuses recherches menées sur l'œil bionique ont généralement abouti à des dispositifs nécessitant le port constant de lunettes dotées d'une caméra miniature. Cette puce permettrait ainsi aux patients atteints de pathologies rétiniennes de s'affranchir de cet équipement encombrant.
Source : Acuité - Février 2007
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